Saviez-vous que le président de VideoLAN a refusé des dizaines de millions de dollars en échange de l'ajout de publicités et de bouts de code douteux dans VLC ? Connaissez-vous l'histoire de l'icône du lecteur multimédia ? Ou du risque que font peser la NSA et la CIA sur le projet ? Non ? Alors, il est temps de lire les réponses que le président de VideoLAN a données aux questions des internautes.
Tout le monde ou presque connaît VLC. Logiciel libre et gratuit, il est le couteau suisse par excellence du multimédia. Compatible avec la quasi-totalité des plateformes, des principales au plus anecdotiques, le lecteur est bardé de fonctionnalités satisfaisant l’essentiel des besoins des usagers. Et surtout, très rares sont les formats à lui tenir tête. Dans la vidéo pour ordinateur, on ne fait pas mieux.
Mais l’histoire de VLC aurait pu être très différente et son succès bien moindre si des orientations très discutables avaient été suivies par l’équipe encadrant le projet. C’est en effet ce que l’on devine en lisant la discussion « Ask Me Anything » (demandez-moi n’importe quoi) à laquelle s’est soumis le président de l’association VideoLAN, Jean-Baptiste Kempf, sur Reddit.
vlc
CC Pittaya
On y apprend ainsi que l’intéressé a refusé une offre « de l’ordre de plusieurs dizaines de millions d’euros » en échange de la présence, dans VLC, de contenus publicitaires et autres bouts de code à la finalité douteuse. Jean-Baptiste Kempf avait déjà évoqué cette histoire dans une précédente vidéo, mais en se contentant d’évoquer « une somme d’argent insensée », sans précision sur les sommes en jeu.
L’intéressé ne nie pas que l’idée d’accepter l’offre et devenir immensément riche ne lui a pas traversé l’esprit mais celle-ci a finalement été balayée. « J’ai une morale », a-t-il lancé aux internautes qui lui ont posé la question, avant d’expliquer un peu plus en détail le fond de son raisonnement : « ce n’est pas que mon boulot, je ne vends pas le boulot des autres. De plus, les acheteurs, c’est pour faire des trucs pas propres ».
Une offre de l’ordre de plusieurs dizaines de millions d’euros
La session de questions / réponses avec les internautes a aussi été l’occasion de faire le point sur les menaces qui pèsent sur VLC. À la question de savoir « s’il y a souvent des personnes malintentionnées qui essaient de mettre des virus dans le logiciel et si oui, est-ce que c’est un combat de plus en plus difficile », Jean-Baptiste a donné une réponse qui fait froid dans le dos.
Il y en a « plein ». Et il n’y a pas que des personnes isolées qui agissent dans leur coin pour nuire à VLC. Des organisations particulièrement puissantes essaient aussi de profiter de la notoriété du lecteur pour essayer d’en faire un vecteur pour procéder à des attaques informatiques ou des opérations d’espionnage. « C’est vraiment chaud, car on a à la fois la NSA et la CIA qui s’y mettent », confie-t-il.
Menaces sur VLC
Ce problème a d’ailleurs été documenté par WikiLeaks ce printemps avec la diffusion d’un certain nombre de documents confidentiels de la CIA. On a alors découvert que l’agence s’est servie d’une ancienne version portable de VLC comme vecteur d’attaque pour obtenir des informations stockées dans un ordinateur. L’organisation, en découvrant l’affaire, s’est alors mise à pied d’œuvre pour déployer une mise à jour anti-CIA.
Mais sollicité pour donner plus de détails, Jean-Baptiste Kempf a préféré passer à un autre sujet. « Je peux pas trop en parler… », glisse-t-il, lorsqu’on lui a demandé comment les petites mains derrière le lecteur multimédia s’organisaient pour contrer les assauts de ceux voulant le piéger. « La sécurité, c’est mon cauchemar. VLC, c’est sur 300 millions de PC. Et c’est 15 millions de lignes de code, faites par des amateurs (au vrai sens du terme) », complète-t-il .
L’Ask Me Anything a aussi été l’occasion de revenir sur l’histoire du choix du plot comme icône de VLC mais aussi sur les raisons de la naissance d’un tel projet, l’implication de Jean-Baptiste dans le développement du projet, notamment la programmation (à l’époque, c’était 5 à 6 heures par jour, maintenant moins) et pour la naissance de la version Android, avec aujourd’hui deux développeurs dessus.
L’intéressé a aussi évoqué les projets en cours pour VLC, qu’il s’agisse de la prise en charge des vidéos à 360° et de la bibliothèque multimédia, ainsi que celle de la réalité virtuelle, de la HDR (les images à grande gamme dynamique), de la diffusion de VLC vers Chromecast, de l’ultra haute définition (4K), le projet de montage vidéo VLMC et « quelques surprises », ainsi que des éléments plus prosaïques, comme la régénération du cache des polices.
Autant de changements qui arriveront entre VLC 3.0 et VLC 4.0.
Si vous voulez lire la discussion de Jean-Baptiste avec les internautes, sur ces sujets ou sur d’autres, rendez-vous à cette adresse.
A moins de contribuer un peu à https://github.com/Mte90/Share-Backported (https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/share-backported/) ce serait super cool une chtite adaptation de https://github.com/Aldarone/shaarli-extension-next
Un remplaçant pour Decentraleyes qui est compatible Firefox 57
Pourquoi la réussite n’est jamais (ou presque) individuelle #ceuxquireussissent #ceuxquinesontrien
En Macronie, l’individu est maître de son destin et la réussite due à son seul talent #enmarche
Or dans les faits, 75% du statut socio-économique d’un individu est expliqué par l’origine sociale
La réalité est que le volontarisme pèse peu face à la reproduction sociale
Comme le disait Bourdieu, les enfants de classes supérieures ont « un rapport assuré et rassuré au monde »
40% des enfants d'enseignants ont un bac S contre 4,6% des enfants d'ouvriers non qualifiés
Le discours du mérite est instrumentalisé par les classes sociales supérieures pour justifier leur statut et celui de ceux qui n’ont rien
Croire que vouloir c’est pouvoir relève d’une mystification, pire d'une subtile manœuvre de domination
La réussite est d’abord collective car elle dépend de politiques mises en place, d’institutions, du capital productif, humain et social
Certes, il est plus facile de penser que les pays pauvres ne se développent pas parce qu’ils sont moins doués que nous (ou + corrompus)
Il est + facile de penser que les américains réussissent mieux grâce a un meilleur esprit d’entreprise (celui de devenir milliardaire)
Les plus grandes startup sont américaines parce qu’il y a eu des investissement publics en amont de la chaîne d’innovation
L’algorithme de google ou la batterie de tesla ont été financés par le secteur public américain.
Le succès de l’iphone n’aurait pas été possible sans des innovations provenant de l’Etat (GPS, internet, etc)
Dès lors, le succès de l’iphone s’explique plus par des années de recherche publique que par le talent (impressionnant) de Steve Jobs
Quel est le programme de #Macron pour redonner en Fr une place à la puissance publique en matière de pilotage de l’innovation ? #Rien
Idem pour le chômage, penser que c’est un problème individuel ou une question d’état d’esprit n’est pas fondé
En économie mainstream, un chômeur arbitre entre travail et loisirs en fonction du salaire de marché
Derrière l’explication économique se cache en réalité une volonté de diffuser des valeurs d’ordre morale
Il y aurait d’un côté des travailleurs courageux acceptant le salaire (même faible) et de l’autre des fainéants.
Cela trouve un écho dans les préjugés:si les grecs ont un chômage élevé,C qu’il préfère le loisir. A l'inverse les Allemands préfèrent le travail
Mais cette représentation du chômeur ne tient pas. Sauf à penser qu’il y a eu des épidémies de paresse en 1929 et 2008
Peut-on vraiment penser que les 600 nouveaux chômeurs par jour entre 2012 à 2015 s'explique par un problème d'incitation au travail?
La réalité est que le plus courageux des chômeurs trouvera difficilement un emploi dans une conjoncture morose
À l'inverse, même une personne fainéante obtiendra un emploi facilement dans une phase de croissance
Par conséquent,le chômage est avant tout le résultat de mauvais choix de politique éco et non d'un comportement inadapté du chômeur
Le choix de F. Hollande (et #Macron conseiller) de réduire trop rapidement les déficits ont réduit la croissance et in fine l’emploi
Il y a quelques semaines, Mélanie*, allocataire du RSA, a subi une inspection surprise de la part de la Caisse d'Allocations Familiales. Elle a tenu à témoigner. Pourquoi ? "Etre allocataire du RSA, c'est survivre en étant "présumé coupable de fraude". C'est être obligé de se mettre à nu pour prouver son innocence et avoir le droit de vivre. C'est culpabiliser d'exister et de devoir subir les pressions, les menaces et des contrôles. Or c'est notre vie et notre dignité qui sont dans la balance ! Cette situation doit changer. J'ai écrit ce message pour crier, car la coupe est pleine. Je ne veux plus vivre dans l'angoisse et les larmes". Cette réalité traumatisante reste pourtant peu connue de l'opinion publique souvent manipulée sur le sujet à des fins politiques. Mélanie, vivant dans une extrême précarité, risque aujourd'hui de perdre ses 470 euros mensuels qui lui permettaient de joindre les deux bouts. En tant qu'allocataire du RSA (et non "bénéficiaire", comme on peut trop souvent
Voici une liste, se voulant la plus exhaustive possible, des attaques passées, présentes et futures de Macron.