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March 11, 2019

Actualité des médias : gilets jaunes, remous en interne à BFM-TV, manœuvres au sein du groupe Le Monde… - Acrimed | Action Critique Médias
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Restons prudents, restons polis - Par Daniel Schneidermann | Arrêt sur images
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Restons prudents. Un député LFI, Loïc Prud'homme, se fait matraquer à Bordeaux, à la fin d'une manif des Gilets jaunes. Enfin, restons prudents. On n'a pas les images. Il "dit" s'être fait matraquer. Comme l'explique France Info dans une phrase qui devrait rester dans les annales du journalisme, ""si les images ne permettent pas de confirmer ses affirmations, on aperçoit bien un membre des forces de l'ordre lever un objet ressemblant à une matraque et le baisser en direction du manifestant." "Lisez-la et relisez-la, cette phrase. Oui, le membre des forces de l'ordre ""lève un objet qui ressemble à une matraque", "mais qui pourrait être autre chose. France Info ne tranche pas qui, dans son tweet met le mot "matraqué" entre guillemets. Un club de golf ? Un piolet d'alpinisme ? Une lampe torche ? Un papyrus sumérien ?

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Ceci n’est pas le fruit d’une violence... - Anne-Sophie Chazaud
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Anne-Sophie Chazaud
8 mars, 17:12 ·

Ceci n’est pas le fruit d’une violence policière. Ce que vous voyez n’est pas ce que vous voyez et si vous persistez à le voir, on vous crèvera les yeux.

Quel étrange rapport au réel que celui mis en place par le Pouvoir depuis quelques temps !
Montrer les exactions de Daech vous vaudra poursuites pénales et tracasseries psychiatrisantes : ce qui est grave, ce n’est donc pas ce que fait Daech mais c’est de le dire et de le montrer. Circulez, il n’y a rien à voir.

Parler, dans un autre registre, de violences policières est décrété «inacceptable» par le chef de l’État.
Parler, dire, montrer, rire : tous les champs de l’expression sont peu à peu contingentés et recouverts par un pouvoir devenu fou qui ne supporte viscéralement plus la simple notion de liberté mais qui également pervertit le rapport au réel.

À quel titre un chef d’État peut-il décréter qu’une expression linguistique, correspondant à la description d’une réalité ou à une perception de la réalité, ne serait pas «acceptable » : est-il un logicien analytique? Un moraliste? Un métaphysicien? Un religieux? Un Grand Inquisiteur? Est-il un Dieu?
De quel «lieu» s’exprime ainsi Emmanuel Macron pour décréter tout seul dans sa petite tête que telle ou telle expression aurait ou non droit de cité en France ?
Et si, pour ces idéologues de l’extrême-centre, le problème était précisément l’énonciation du réel ?
Je ne vois structurellement pas de différence entre ce mode de fonctionnement et les logiques totalitaires.
C’est extrêmement inquiétant.

Ceci n’est donc pas une jeune fille éborgnée par la violence policière rendue possible par le désir de répression du pouvoir. Non.
Ceci peut-être est un poème ou une oeuvre d’art contemporain ou une chimère morbide.
LREM c’est l’abolition du réel et l’abolition de sa libre expression.
Visiblement il y en a qui aiment.