Attention, le télescope spatial James Webb vient encore de frapper! On voit ici l'Univers jeune comme jamais auparavant. On voit ici une galaxie telle qu'elle était il y a 13,4 milliards d'années, soit "juste" 400 millions d'années après le Big Bang. Thread👇

Au milieu de l'image, un amas de galaxies, MACS J0647.7+7015, à seulement 7,1 milliards d'années lumière...qui nous sert de loupe. C'est une lentille gravitationnelle, prédite par Einstein en 1915. Les masses dévient la lumière.

Ainsi, l'image d'une des galaxies a été vue trois fois par le télescope spatial Hubble. La lumière de cette galaxie, émise 400 millions d'années après le Big Bang a pris trois chemin différents pour arriver sur le télescope.

Mais avec Hubble on ne voyait qu'un point, une tache.... mais trois fois.

Le JWST permet de voir que ce point est en fait composé de deux sources de lumière.

Pourquoi le JWST permet-il un telle découverte, et qu'est ce que ça implique?
Le JWST est le télescope le plus grand jamais lancé. Son miroir fera ~6.5m, à comparer par exemple au 2.4m du télescope Hubble. La plateforme sur laquelle est posée le télescope fait la taille d'un terrain de tennis! On a lancé un terrain de tennis dans l'espace!

Beaucoup de gens voient le JWST comme un successeur du télescope Hubble, mais le JWST est bien différent. Notre œil voit du violet au rouge. Hubble voit principalement dans le visible (UV et proche infrarouge aussi). Le JWST est un télescope infrarouge.

Et c'est ça la révolution: on a envoyé un énorme télescope infrarouge dans l'espace! Pourquoi c'est important la taille? Pour deux raisons!
D'abord, un télescope est comme un seau à lumière. Plus il est grand, plus il peut recevoir de la lumière et observer des objets faibles (lointain ou intrinsèquement faibles)

Ensuite, plus un télescope est grand, plus sa résolution théorique est grande: il peut donc observer des détails plus fins. Je vous montre ici des images du ciel obtenues par des télescopes de plus en plus grands: on voit plus de détails et des choses plus faibles!

Mais vous me direz, on a des télescopes de presque 10m au sol, et on en construite de 40m... à quoi bon aller dans l'espace??

Parce que l'atmosphère nous gène beaucoup. Tout d'abord, elle ne laisse pas passer la lumière à toutes les "couleurs". Aller dans l'espace permet d'observer tout le spectre et donc tous les phénomènes physiques. Au sol on ne peut observer que dans des "fenêtres atmosphériques"

Vous avez sûrement vu des images dans l'infrarouge (thermique), où on voit des êtres vivants de nuit. Les corps à température ambiante émettent dans l'infrarouge. Donc nous aussi.. et l'atmosphère. L'atmosphère infrarouge est très très brillante!

Observer dans l'infrarouge (thermique) depuis le sol c'est comme essayer d’observer un truc derrière un halo lumineux brillant. Presque tous les objets du ciel sont moins brillants que le ciel. C'est donc compliqué de les observer depuis le sol.. on est aveuglé.
Enfin, l'atmosphère rend les images troubles, à cause de la turbulence, c'est donc difficile de faire des images nettes, un peu comme quand quelqu'un est dans une piscine, c'est flou!
Avoir un télescope spatial géant dans l'espace nous permet donc de faire des images nettes, d'observer toutes les longueurs d'ondes infrarouges et d'observer des objets faibles! Alors parlons science!!
Grâce à la résolution du télescope, on peut voir des détails jamais vu sur cette galaxie. Mais c’est peut être deux galaxies, car on voit deux blobs! Un est plus rouge que l'autre, il contient plus de poussière, l'autre est plus bleu: des étoiles s'y forment!

Sommes nous en train d'observer deux galaxies qui fusionnent juste après le Big Bang?
Ça serait fou! Maintenant, regardez bien cette image: on voit des galaxies partout!!! Et quelques étoiles (les croix bleues)

Je vous laisse avec une comparaison entre les observations du télescope Hubble et du JWST. Bonne journée, et sachez que tous les jours on comprend u peu mieux l'Univers!
Le RN n'a pas pu cacher sa nature bien longtemps...
Julia Cagé remet Musk à sa place de libertarien élitiste.
BREAKING
@TotalEnergies annonce 6,6 Mds $ de profits au 3ème trimestre 2022 (+43 % sur un an)
MAIS
il ne va (presque) rien payer en France au titre de la taxe européenne sur les #superprofits que Elysée & Bercy ont finalement acceptée, selon une estimation de @obs_multinat
A partir des données rendues publiques par @TotalEnergies, nous avons tenté d'estimer ce que le groupe paierait en France au titre de la taxe européenne sur les #superprofits : 40 à 65 millions $, soit à peine 0,2% des profits mondiaux du groupe
Détails : https://multinationales.org/fr/actualites/taxe-sur-les-superprofits-totalenergies-ne-va-presque-rien-payer
Reprenons du début
"Les superprofits je ne sais pas ce que c’est" disait @brunoLeMaire devant le @medef
2 mois plus tard, il est chargé de collecter en France la taxe sur les superprofits proposée par Bruxelles, finalement acceptée par @Elysee et Bercy, et qui a survécu au 49.3
Nous avons donc une définition institutionnelle et quantifiée des superprofits : sont considérés comme tels les profits 2022 réalisés sur le sol européen qui sont de 20% supérieurs à une moyenne des profits calculée sur les exercices 2018, 2019, 2020 et 2021.
voilà.
Initialement, la Commission laissait la possibilité d’appliquer sa proposition de taxe à d’autres secteurs que l’énergie.
Les Etats de l'UE, dont la France, ont décidé que non et l'ont limitée aux seuls secteurs "du pétrole brut, du gaz naturel, du charbon et du raffinage"
Ce n'est même qu'une partie du secteur de l’énergie qui va être mise à contribution : la distribution de carburants, comme les stations-service, ainsi que les activités tertiaires des sièges d’entreprises du secteur énergétique, sont exonérées de la taxe sur les superprofits.
Bref, combien va payer @TotalEnergies qui annonce des profits records de plus de 24 Mds € sur les rois premiers trimestres (ou 17 si l'on tient compte de ses habiles provisions pour ses participations dans les entreprises et champs d’hydrocarbures russes) ?
Oui, combien ?
A l'échelle européenne, notre estimation (convergente avec les propos de @PPouyanne - et oui) du montant que @TotalEnergies pourrait régler au titre de la taxe européenne sur les #Superprofits donne une fourchette de 640 millions et 1 milliard $
Pensez-vous que c'est beaucoup ?
Pensez-vous que c'est beaucoup ?
6% Oui, c'est beaucoup
6% C'est juste ce qu'il faut
76% Non, c'est peanuts
11% Je ne sais pas
271 votes • Final results
640 millions à 1 Md $ de taxe sur les superprofits représente à peine entre 3 et 3,6% des profits globaux 2022.
Rappel : les pays de l’UE représentent plus de 40% de l'activité et plus de 54% des employés du groupe @TotalEnergies
Bref, réponse : ce n'est pas beaucoup
Et en France ?
Notre estimation montre que la France pourrait récupérer entre 40 et 65 millions de $. Soit à peine 0,2% des profits mondiaux de @TotalEnergies
Rappel : la France représente plus de 20 % de l’activité du groupe, 30 % de ses effectifs
Réponse : c'est peanuts
En Europe, la Belgique (entre 256 & 409 M$) et l’Allemagne (entre 135 & 216 M$) seraient les principaux bénéficiaires de la taxe acquittée par @TotalEnergies, alors que ces pays représentent 2 à 3 fois moins de chiffres d’affaires et 7 à 9 fois moins d’employés que la France.
Ne soyons pas étonnés
@TotalEnergies a pris l’habitude de minimiser ses impôts en France : ZERO € d’impôts sur les sociétés en France sur les exercices 2019 et 2020 alors que ses profits globaux étaient déjà très importants en 2019 (10 Mds€)
https://basta.media/superprofits-totalenergies-n-a-pas-paye-d-impot-sur-les-societes-en-france-depuis-deux-ans
Les données de TotalEnergies montrent que le groupe a la fâcheuse habitude de domicilier en France une faible part de ses profits mondiaux, mais une grosse partie de ses pertes lorsqu’il en survient.
Ainsi, la France représentait 1,04% des profits mondiaux du groupe en 2019, mais 15,2% de ses pertes de 2020. À l’échelon UE, c’est encore plus flagrant : la France représente 6,3% des profits européens de 2019 mais 85,6% des pertes européennes du groupe en 2020.
Ces estimations valent surtout pour leur ordre de grandeur. Résumons :
Chez @TotalEnergies
Le produit attendu de cette taxe européenne semble donc très éloigné des montants qui pourraient être jugés suffisants pour apaiser l’indignation suscitée par l’accumulation de superprofits exorbitants.
Ce n’est pourtant pas une fatalité
Bercy et Matignon pourraient
➡️augmenter le taux de prélèvement de la taxe UE et/ou l’étendre à d’autres secteurs
➡️s’attaquer effectivement aux pratiques d’évasion et d’optimisation fiscale des multinationales
Puisque les grands groupes ont depuis longtemps fait le choix de localiser leurs profits dans d’autres pays que l’UE et que la France, il est grand temps de fonder la fiscalité des entreprises sur la base de leur activité réelle. C’est possible et faisable. Et plus juste.
Taxe sur les superprofits : TotalEnergies ne va (presque) rien payer
Tous les détails sur le site de l'@obs_multinat.
Vous pouvez soutenir le travail de l'@obs_multinat ici.
https://multinationales.org/fr/pages/soutenez-l-observatoire
Merci d'avance.
L'ENVOLÉE DES PRIX DE L'ELECTRICITÉ A ÉTÉ DÉCIDÉE IL Y A QUINZE ANS:
La hausse des prix de l’électricité est décrite par nos dirigeants comme un dommage collatéral de la guerre en Ukraine. Moins bien se chauffer et payer ses factures plus cher, ce serait même de la solidarité comme l’affirmait l’acteur Jean-Pierre Rouve qui déclarait que pour agir dans ce conflit du côté des victimes, “si cet hiver on doit baisser le chauffage d’un degré, c’est pas très grave”. Or, si la guerre a bien des effets, ce n’est pas elle qui est responsable de la situation

Il y a 20 ans, EDF était une entreprise publique chargée de la production d’électricité, de l’entretien du réseau d’acheminement et de la vente de cette énergie. Elle avait le monopole de ces différentes missions et proposait un tarif réglementé.
C'était sans compter sur la construction européenne entièrement tournée autour d’un dogme nouveau qui avait eu le temps d’infuser dans la pensée de la bourgeoisie et de ses relais : l’instauration de la concurrence, dans tous les secteurs, aurait toutes les vertus.
Alors qu’en 1946, la nationalisation et l’établissement d’un monopole public sur l'énergie faisait l’objet d’un consensus politique fort, issu du programme du Conseil National pour la Résistance, l’établissement de la concurrence s’est fait sans accroc dans les années 2000
En 2003, une directive européenne sur le marché de l’électricité ouvre le bal. Ce texte annonce les objectifs suivants : « Les libertés que le traité garantit aux citoyens européens – libre circulation des marchandises, libre prestation de services et liberté d’établissement –
Cet objectif s’est concrétisé par la séparation entre les activités de distribution, de production et de commercialisation, afin que des nouvelles entreprises d’électricité puissent se lancer dans le jeu.
Cela donne ce gros bazar, représenté par @elucid :
Mais à l’approche des années 2010, les concurrents de l’ex-entreprise publique ont protesté : en raison du parc nucléaire français, payé par le contribuable français et désormais amorti, EDF reste l’entreprise la plus compétitive. Impossible donc d’instaurer la concurrence.
L’idéologie face aux faits n’avait pas dit son dernier mot : en 2010, la loi NOME instaure le principe de l’Accès Régulé à l’Énergie Nucléaire Historique (Arenh) qui oblige EDF à vendre à prix coûtant à ses concurrents un quart de sa production.
Le fournisseur d’énergie est contraint de céder une grosse quantité de son électricité nucléaire à sa propre concurrence à un tarif régulé s’élevant depuis mars 2022 à 46,20€ par mégawattheure, un prix cassé par rapport au marché, où il s’échangeait en août à plus de 600€
Cette aberration économique doit s’accompagner d’engagement de la part des fournisseurs alternatifs : par exemple, répercuter ce bon deal sur les prix offerts à leurs consommateurs, et surtout investir enfin dans la production d’énergie… ce qu’ils ne font pas, ce qu’ils ne font pas, et ce qui explique aussi le manque de capacité énergétique que connaît le pays actuellement : "les concurrents [d’EDF] sont des traders qui achètent et vendent leur électricité sans installer de la puissance de production " le résume le SG de FO Energie
La croyance affichée par les partisans de ce processus était le bien-être du consommateur : la concurrence allait baisser les prix, c’était une certitude mathématique. La directive européenne précédemment citée vantait :
« les avantages considérables qui peuvent découler du marché intérieur de l’électricité, en termes de gains d’efficacité, de baisses de prix, d’amélioration de la qualité du service et d’accroissement de la compétitivité ». (Directive 2003/54/CE)
Bilan des promesses, vingt ans plus tard ? Le contexte international (l’invasion de la Russie par l’Ukraine et les sanctions européennes qui ont suivi) a renchéri le coût du gaz et les tensions dans la production nucléaire en France celui de l’électricité. Cette hausse n’est pas uniquement liée à des paramètres matériels comme on nous le répètent constamment. Elle est liée à l’emballement spéculatif permis par le sublime “marché intérieur” européen de l’énergie, où le prix de l’électricité est indexé sur celui du gaz.
Face aux dégâts de cette première dépossession – celle de notre patrimoine public – s’est ajoutée une seconde dépossession : celle de nos impôts. Plutôt que de contraindre les fournisseurs d’énergie, qui se sont bien gavés et n’ont rien produit, de passer à la caisse, les États ont pour la plupart choisi… de les subventionner. En France, le gouvernement a déjà dépensé 24 milliards d’euros, en une seule année, pour faire en sorte de limiter la hausse des tarifs pratiqués par les fournisseurs : mais à la fin, c’est bien nous qui payons.
Analyse à lire en intégralité, libre et gratuite, sur @Frustration_web
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Allez regarder les derniers RT, avant sa nomination, du nouveau directeur de communication de l'entreprise CNRS (et ancien “brand manager” chez L'Oréal)… featuring Eugénie Bastié, Le Figaro, ouin-ouin-l'écriture-inclusive, et faut-pas-spollier-les-actionnaires-de-Total

Dédicace aux philosophes de Decathlon… pardon du CNRS



