Monthly Shaarli
November, 2017
Des journalistes de la chaîne américaine CNN ont réussi à filmer en caméra cachée une vente d'êtres humains en Libye. La scène se déroule la nuit. Les esclaves y sont vendus environ 400 euros.
D'accord ou pas, il y a de beaux arguments et c'est marrant.
go get -u github.com/McKael/madonctl
C'est joli, c'est cool, mais faut installer npm, donc tant pis pour moi...
Via https://warriordudimanche.net/article733/5a0c6878e239c#comments
Je cite Kevin, qui résume bien mon point de vue:
«Faut faire caca Monsieur Valls parfois hein. C'est pas très beau de faire ressortir vos excréments par la bouche. Sombre ordure.
"J'ai le droit, j'ai même le devoir de me battre contre l'idéologie qui a façonné le terrorisme"
L'idéologie qui façonne le terrorisme, c'est le capitalisme et son impérialisme : en prenant tout pour les plus riches ; en faisant la guerre pour voler des continents entiers, en Irak, en Syrie, en Libye et tant d'autres pays ; en faisant la Françafrique et le Franc CFA ; en organisant la famine alors qu'on produit assez de nourriture pour 2 fois la population planétaire ; en offrant aux populations les plus pauvres, en France, en Europe et dans les pays industrialisés, comme horizon de vie de bosser pour un salaire de misère, dans des conditions déplorables, en mourant sans rien posséder d'autre que quelques habits et une alliance, persécutés par la police, parce qu'il faut soit disant "faire des efforts" alors que vous et vos semblables ne faites que vous goinfrer toujours plus ; en prétendant qu'il n'y a pas d'alternative à la merde immonde que vous nous proposez ; en prétendant qu'il n'y a rien de plus beau que de sacrifier sa vie au nom d'une nation, cette nation qui n'a aucune substance autre que celle que vous avez décidé, dans votre coin, sans consulter personne ; en faisant croire que le problème, c'est l'étranger alors que le problème c'est le capitalisme.
C'est cette idéologie, et pas une autre, qui crée les terroristes d'aujourd'hui, et pas uniquement ceux qui se prétendent de l'Islam. C'est cette idéologie, que vous avez servi et développé, Monsieur Valls, qui est responsable des faits que vous reprochez et pour lesquels les défenseurs devraient "rendre gorge". Très bien, et pour une fois, quelque part, nous sommes d'accord. Passez devant.»
Source imagerhooo ! blasphème !
:')
Bien que le chômage soit désormais un phénomène massif, (3,6 millions de personnes en 2015 – Pôle emploi), le traumatisme qu’il entraine, ses conséquences sociales et l’impact sur l’entourage restent encore trop méconnus.
Depuis maintenant 7 mois, on assiste à un bashing médiatique anti-insoumis en général et anti-Mélenchon en particulier qui a de quoi laisser songeur compte tenu de la prétendue « neutralité » des médias dominants. De l'épisode de l'ALBA avant le premier tour de l'élection présidentielle jusqu'à une « dépression » inventée ces derniers jours en passant par le Venezuelaaaaa, l'« islamo-gauchisme » et les insinuations honteuses autour de Marine Le Pen, le système médiatique semble s'arc-bouter pour dégoûter (et donc démobiliser) autant que possible celles et ceux qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon et L'Avenir en commun. Passage en revue des épisodes les plus marquants de ce bashing médiatique.
via @ffeth
Après le superbe One Minute de 2015, Thierry Crouzet se lance dans une nouvelle expérience à suivre sur Wattpad
"Ne cherchez pas de vérité, il n’y a que des points de vu. "
This week we talked with Richard Hipp, the creator of SQLite, about its history, where it came from, why it succeeded as a database, how it's development is sustainably funded, and how it's the most widely deployed database engine in the world.
En accès libre // par François Brune (mai 1995)
Le mot consensus jouit lui-même d’une considération usurpée. Il se veut le point culminant de la démocratie, celui où tous s’accordent sans que personne soit forcé ; en réalité, il en est la falsification. L’idéologie du « consensus » vise à éliminer dans tous les domaines l’opposition, le débat, la délibération proprement politiques. Elle présuppose l’existence secrète d’un assentiment collectif qu’il suffit de « révéler » pour que chacun s’y rallie. Cela devient vite un principe d’intimidation majoritaire qui ferme la bouche aux mal-pensants. Le pouvoir habile, dès lors, n’a plus qu’à présenter ses choix comme l’expression d’un consensus - généralement fabriqué par les sondages ; et le citoyen devra suivre. Hors du consensus, point de salut !
Aie !
2 trackers, 33 permissions found.
Eh oui, les « raters » peuvent avoir accès à ce que tu dis à ton android.
Le Commonspoly est un monopoly anticapitaliste.
On peut télécharger le plateau et les règles ici http://commonspoly.cc/2016/10/get-your-own/
Ensuite, un dé et des pion suffisent...
Quelle régression lamentable !
Bannir l'énumération est pourtant devenu quelque chose de naturel.
Ecoeurant !
Sous linux sur un clavier FR, il faut utiliser [Alt Gr]+[Shift]+1
Georges Louis est délégué syndical de la CGT et, comme beaucoup, il a été arrêté lors de la manifestation qui a accompagné la journée de grève du 10 octobre dernier. En plus d’être poursuivi pour “violence sur des personnes dépositaires de l’autorité publique” et “participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens”, il lui faut ajouter à ces chefs désormais banals la circonstance aggravante d’avoir été masqué et de se tenir “derrière une banderole”, ce qui lui vaut d’être considéré comme le “meneur”. Nous publions ici la déclaration qu’il s’apprête à faire devant le tribunal amené à le juger vendredi 24 novembre. Elle a le mérite de porter la défense au-delà du mouvement contre les ordonnances en pointant du doigt la criminalisation accrue de toute contestation, via, entre autre, les interdictions de manifester et les accusations de terrorisme dont il a été l’objet. Par un de ces courts-circuits dont l’histoire a le secret, son père - Georges Louis également - a lui aussi été arrêté et déporté en 1944 pour avoir résisté au régime de Vichy. Résistant et terroriste devenaient synonymes, comme pour mieux se débarrasser des premiers. Ce constat vaut toujours aujourd’hui.
«Charlie» vs «Mediapart» Chapelles ardentes
Par Grégoire Biseau et Jonathan Bouchet-Petersen — 15 novembre 2017 à 21:26
Riss, directeur de «Charlie Hebdo», en juin 2015, et Edwy Plenel, en janvier. Photos Martin Bureau. AFP et Julien Mignot pour Libération
La bataille clanique qui fait rage depuis deux semaines entre Edwy Plenel et les «laïcards», réunis derrière l’hebdo satirique, révèle la tension latente entre deux gauches irréconciliables sur les questions liées à l’islam.
«Je veux qu’ils rendent gorge.» Ce mercredi matin au micro de RMC et BFMTV, Manuel Valls est venu apporter sa désormais quotidienne contribution à la violente polémique qui oppose Charlie Hebdo à Mediapart. En ligne de mire de l’ex-Premier ministre : Edwy Plenel, le fondateur du site d’information, qui, l’a accusé, une semaine plus tôt, de «déclarer la guerre aux musulmans». La violence de ces attaques vient solder un conflit latent depuis presque dix ans. Entre deux gauches que beaucoup d’acteurs ont tout fait pour rendre irréconciliables. Non plus seulement sur la question sociale mais aussi (et même surtout) sur ce qu’on appelle désormais la question identitaire. Les clashs autour du terme d’islamophobie et les controverses à répétition sur la question de la laïcité - quand ce n’est pas plus concrètement sur les liens entre les musulmans de France et l’islamisme - ont montré l’étendue des fractures à gauche. Et des haines personnelles.
Duplicité
Depuis la tuerie de janvier 2015, qui a décimé la quasi-totalité de sa rédaction, Charlie Hebdo est devenu, malgré lui, beaucoup plus qu’un journal satirique, insolent et provocateur qui aime bouffer de la soutane de curé ou tourner en ridicule Mahomet. Un symbole républicain difficile à critiquer et qui fédère toute une famille. Face à celle de Mediapart, elle est, de loin, la plus nombreuse, la mieux organisée, la plus médiatisée. Sa ligne politique sur les questions de laïcité est née avec Philippe Val, directeur de la publication entre 2004 et 2009 après en avoir été le rédacteur en chef une décennie durant. Auteur d’une enquête sur le Front national, puis sur la droite identitaire et son combat contre le pacs, Caroline Fourest, journaliste engagée à gauche et notamment sur les droits des homosexuels, y tient une chronique. En 2004 elle publie un livre enquête à charge sur Tariq Ramadan, accusé de duplicité et de travailler à l’islamisation de la société française. Cinq ans plus tard, elle quitte Charlie avec Philippe Val. Mais laisse derrière elle un héritage : un combat intransigeant sur l’influence des religions en général (et de l’islam en particuliers) sur la sphère publique. Après l’attentat de janvier 2015, Riss reprend la direction du journal (dans des conditions controversées) et sa ligne éditoriale.
Le drame va élargir et renforcer le clan Charlie. C’était une petite bande. Cela devient une grande tribu. Alors Premier ministre, Manuel Valls, pourtant étranger à la culture anar du journal, devient une pièce rapportée. Un homme fera la liaison : Richard Malka, ami de Philippe Val et auteur de BD, mais surtout avocat du journal et de la crèche Baby Loup, accusée d’avoir licencié une salariée voilée. Les combats de Malka deviennent ceux de Valls ; et le premier l’avocat du second. Depuis Matignon, Valls va enrôler plusieurs figures dans son combat politique. Inconnu du grand public mais rouage important, Gilles Clavreul va profiter de son poste à la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra), pour porter le fer. Sur les réseaux sociaux, cet ancien conseiller de François Hollande ne recule devant aucune polémique. En soutien, toujours prêt à hystériser les débats, le politologue Laurent Bouvet a son rond de serviette à Matignon. En 2016, tous les deux, avec notamment Richard Malka, créent le mouvement du Printemps républicain après la publication d’un manifeste dans Causeur et Marianne. Se posant en gardiens du temple, ils préparent pour janvier 2018 une soirée «Toujours Charlie». Tous ont en commun de refuser l’emploi du mot «islamophobie» (car l’utiliser serait se mettre dans l’impossibilité de critique l’islam), revendique celui d’«islamo-gauchiste», et mène un combat virulent contre Jean-Louis Bianco, le patron de l’Observatoire de la laïcité, que Manuel Valls a cherché en vain de débarquer en le taxant de laxisme. Autour de ce noyau dur gravite une ribambelle de figures intellectuelles et médiatiques : les philosophes Elisabeth Badinter et Raphaël Enthoven, qui tient chaque matin chronique sur Europe 1, ou le polémiste de France Culture Brice Couturier. De façon épisodique, le dessinateur Joann Sfar ou l’humoriste Sophia Aram peuvent venir prêter main-forte.
Seul au front
En face, la petite famille Mediapart n’a pas les mêmes relais médiatiques. Elle tient d’abord par sa figure paternelle, écrasante : celle du fondateur du site et ex-patron du Monde, Edwy Plenel. Après les attentats de Charlie, il écrit un plaidoyer de défense des musulmans, dénonçant la banalisation d’un discours raciste. Et accepte de débattre à deux reprises avec Tariq Ramadan, cet «intellectuel respectable», et «sans ambiguïté» sur le terrorisme. Dans son combat, personne ne vient lui contester son rôle. Cela lui convient : Plenel ne déteste pas l’idée d’être seul au front.
Mais, après la couverture de Charlie l’accusant implicitement de complicité pour n’avoir pas dénoncé les viols de Tariq Ramadan, Edwy Plenel bat le rappel. Il peut compter sur le géopolitologue Pascal Boniface, patron de l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). Une pétition de soutien circule. On y trouve entre autres l’intellectuel Edgar Morin, qui vient de publier un deuxième livre d’entretien avec Ramadan, l’historienne Laurence De Cock, l’économiste Thomas Piketty ou le sociologue Eric Fassin. Mais peu de politiques : Olivier Besancenot, Noël Mamère et Christian Paul. Signe que les passions emportent tout : le dessinateur Joann Sfar a cru pouvoir dénoncer sur Facebook une forme d’indécence en condamnant la publication d’une pétition de «130 signataires» le jour de la commémoration des «130 morts» du 13 Novembre.
Grégoire Biseau , Jonathan Bouchet-Petersen
Une enquête ébouriffante sur les scandales masqués de la France Insoumise et ses dirigeants. Des révélations édifiantes qui signent la fin du mouvement.
Excellent !
"Quand on les convoque, ils viennent, n'oubliez pas que dans consommation, il y a sommation."
Sanofi : 107 millions d’euros détruits au bulldozer !
Question à 107 millions d’euros : que fait ce bulldozer ?
Il détruit.
Mais il détruit quoi ? Un bâtiment de Sanofi, tout neuf, qui n'a jamais servi, et qui a pourtant coûté, donc, plus de cent millions d'euros...
Quand on avait reçu l’info, on avait d’abord eu du mal à y croire. C’était un courriel, parvenu au rédac' chef au printemps dernier, qui relayait un article paru dans le Midi Libre.
De : b………….@free.fr>
Date : 28 avril 2017 à 15:10
Objet : SANOFI - info Midi Libre
À : comitesoutien@picardiedebout.fr
Bonjour Mr RUFFIN,
Je voulais vous transmettre cette info hallucinante publiée aujourd'hui dans Midi Libre (mais peut-être que l'info vous a déjà été donnée).
« Montpellier.
Sanofi détruit une usine neuve.
Incroyable mais vrai.
La société Sanofi a lancé il y a quelques semaines sur son site de Montpellier le démantèlement d’un bâtiment flambant neuf.
Un certain effarement parmi les chercheurs a accompagné l’annonce de la démolition puisque cette unité, achevée en 2012 et qui n’a jamais servi, aura coûté 107 millions d’euros !
L’objectif de Sanofi est de disposer, d’ici à la fin de l’année, d’une structure sans toit ni fenêtre afin d’éviter, notamment, le paiement de la taxe foncière sur le bâtiment, évaluée à 1 million d’euros. »
On était allé sur place, histoire de vérifier ça. Tout est vrai, et même pire, encore.
« DI50 » : c'est le nom de code du bâtiment. Un beau vaisseau de 9 000 m2, avec quelque 20 000 pièces d’équipement à l’intérieur.
En ces derniers jours d’octobre, la grande entreprise de démolition a donc commencé. Et voici comment 107 millions d’euros, plus qu’un Téléthon, partent en fumée…
Comment en est-on arrivé là ?
Lancé en 2003, ce projet symbolisait la « volonté de développement » du groupe. L'ère de la recherche sur des petites molécules advenait, et le DI50 en serait « le pilote à la pointe de la technologie mondiale, prévu pour durer vingt à trente ans ». C'est l’ancien responsable du site de Montpellier, Philippe Courbin, qui claironnait ça.
Neuf ans plus tard, en 2012, une fois le navire achevé, marche arrière toute : on passe aux molécules biologiques, le travail sur des organismes vivants. C’est la tendance du moment, plus difficile à copier pour ceux qui fabriquent des génériques.
Le DI50 est donc « en inadéquation avec les nouveaux projets industriels », estime l’entreprise.
Le recycler serait trop couteux.
Le garder, c'est un million d'euros de taxe foncière.
Alors, on détruit. On rase complètement, même : tant qu’on y est, on ne va pas juste se contenter de péter quelques fenêtres…
Et puis de toute façon, « ce bâtiment n’a pas servi, personne n’y a apporté un supplément d’âme », balayait Xavier Tabary, directeur du site de Montpellier.
Parce que, c'est le souci numéro un de Sanofi, l'âme...
Sur place, juste avant l’été, les salariés balançaient entre colère et consternation. Annie, une ancienne de la maison : « On avait les budgets, le matériel, tout était installé, l’autorisation devait tomber un vendredi matin. Et le jeudi soir, ils nous disent ‘‘Le bâtiment, c’est pas qu’on va le fermer, c’est qu’on va pas l’ouvrir. On va le mettre sous cloche. ’’ Comme pour les pyramides d’Egypte, pour les générations futures, en fait. »
A ses côtés, Olivier, délégué syndical Sud s'emportait : « Jusque là, ils déclaraient aux salariés ‘‘C’est un truc fabuleux, une première mondiale, c’est l’avenir de Sanofi’’. Tout le site s’est mis à vivre à l’unisson de ce bâtiment. Tous les services techniques se sont réorganisés pour lui. Dans certaines équipes, ils faisaient des 2x2, des 2x4, on recrutait pour que les gens travaillent tous au même rythme. Et là, Tabary qui nous dit, ‘‘Y a pas de supplément d’âme, dans ce bâtiment’’. Si, y a une âme : celle des salariés. »
Sitôt la nouvelle rendue publique, certains élus locaux étaient montés au créneau. Christian Assaf, le député PS du coin jusqu’aux dernières législatives, pointait dans un courrier adressé au directeur général France de Sanofi un vrai « émoi parmi la population » face à cette « une « immense gabegie financière ». Sans doute au vu des « soutiens publics que le groupe a reçus ces dernières années, que ce soit par l’aide des collectivités locales et de l’Etat », et des « citoyens et contribuables qui ont participé au soutien apporté à votre société ». Chaque année, rien qu’en Crédit impôt recherche, c’est quelque 130 millions d’euros qui tombent dans l’escarcelle du groupe. Avec ça, on peut bien condamner un bâtiment de recherche à 107 millions : le solde est toujours positif.
A Montpellier, l’histoire du DI50 n’est que la face émergée d’un iceberg qui fond à vitesse grand V. Il y a sept ans encore, le site de Sanofi avait un côté fourmilière, avec ses 1350 salariés. Ils sont désormais 878. 35% en moins. Dans la moyenne d’un groupe qui saborde sa recherche au niveau national.
Madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineurs.
Vous, aujourd’hui, vous êtes appelés à juger un homme. Vous l’avez appelé un « criminel agressif » et « irrespectueux de la dignité humaine ». Personnellement je ne prête aucune attention aux appellations que vous m’attribuez. Moi, je suis seulement un garçon de bonne volonté.
Avant tout je voudrais dire que probablement ces messieurs les politiciens, ces messieurs les commissaires de police et ces messieurs les magistrats pensent qu’en incarcérant et arrêtant quelques jeunes cela puisse arrêter la contestation dans les rues. Probablement ces messieurs pensent que les prisons suffisent à éteindre les voix rebelles qui s’élèvent de partout. Probablement ces messieurs pensent que la répression arrêtera notre soif de liberté, notre volonté de construire un monde meilleur.
Et bien ces messieurs se trompent. Et c’est l’Histoire qui leur donne tort.
Parce qu’un nombre incalculable de garçons et de filles sont passés, comme moi, devant un tribunal comme celui-ci.
En effet aujourd’hui c’est à Hambourg, hier à Gênes et encore avant à Seattle.
Vous, vous essayez d’empêcher la propagation des voix de la révolte qui s’élèvent partout par n’importe quel moyen « légal », par n’importe quel moyen « procédurier ».
Quoiqu’il arrive, peu importe la décision qui sera prise par ce tribunal, elle n’aura aucune influence sur notre protestation. Il y aura encore tout autant de garçons et de filles qui, portés par les mêmes idéaux descendront dans les rues d’Europe. Se préoccupant guère de ces prisons que dans un essoufflement, vous vous efforcez de remplir de prisonniers politiques.
Mais venons-en donc à l’essentiel, madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineur.
Venons-en donc à l’essentiel.
Comme vous pouvez l’imaginer, je veux user de mon droit de ne pas faire de déclarations en rapport avec le fait spécifique pour lequel vous me poursuivez. Toutefois je voudrais porter l’attention sur les motivations qui poussent un jeune ouvrier d’une petite ville reculée des Pré-alpes orientales à venir à Hambourg.
Pour manifester son propre désaccord avec le sommet du G20.
G20. Rien que le nom a déjà en soi, quelque chose de pervers.
Vingt hommes et femmes représentants des vingt pays les plus riches et les plus industrialisés du globe, s’asseyent autour d’une table. Ils s’asseyent tous ensemble pour décider de notre futur. Oui, j’ai bien dit ceci : le notre. Le mien, ainsi que celui de toutes les personnes assises aujourd’hui dans cette salle, tout comme celui des sept milliards de personnes qui habitent cette belle planète Terre.
Vingt hommes décident de notre vie et de notre mort.
Évidemment, la population n’est pas invitée à ce joli banquet. Nous, nous ne sommes que le stupide troupeau des puissants de la Terre. Spectateurs totalement soumis de ce théâtre où une poignée de personnes tiennent entre leurs mains l’humanité toute entière.
Moi, madame la juge, j’ai beaucoup pensé avant de venir à Hambourg.
J’ai pensé à monsieur Trump et à ses États-Unis d’Amérique qui sous le drapeau de la démocratie et de la liberté s’érigent comme les gendarmes du monde entier. J’ai pensé aux nombreux conflits déclenchés par le géant américain aux quatre coins de la planète. Du Moyen-Orient à l’Afrique. Tout ceci pour s’accaparer du contrôle de telle ou telle ressource énergétique. Peu importe si ceux qui meurent, ce sont toujours les mêmes : civils, femmes et enfants.
J’ai pensé aussi à monsieur Poutine. Nouveau tsar de Russie, qui dans son pays viole systématiquement les droits de l’Homme et se moque de toute opposition.
J’ai pensé aux Saoudiens et à leurs régimes fondés sur la terreur avec qui nous, les occidentaux nous faisons des affaires en or.
J’ai pensé à Erdogan qui torture, tue et emprisonne ses opposants.
J’ai pensé aussi à mon pays, où à coup de lois-décret chaque gouvernement supprime sans trêve les droits des étudiants et des travailleurs.
En bref, les voici les protagonistes du somptueux banquet qui s’est tenu à Hambourg en juillet dernier. Les plus grands va-t’en-guerre et assassins que le monde contemporain connaisse.
Avant de venir à Hambourg j’ai pensé aussi à l’inégalité qui frappe, aujourd’hui, de plein fouet notre planète. Cela me semble presque évident de répéter qu’en effet 1% de la population la plus riche du monde possède la même richesse que les 99% le plus pauvre. Cela me semble presque évident de répéter que les quatre-vingt cinq hommes les plus riches du monde possède la même richesse que 50% de la population la plus pauvre. Quatre-vingt cinq hommes contre trois milliards et demi. Ces quelques chiffres suffisent à donner une idée.
Ensuite, madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineurs, avant de venir à Hambourg j’ai pensé à ma terre : à Feltre. Le lieu où je suis né, où j’ai grandi et où je veux vivre. La citadelle médiévale qui est sertie comme une gemme dans les Pré-alpes orientales. J’ai pensé aux montagnes qui, au crépuscule, se teignent de rose. Aux magnifiques paysages que j’ai la chance de voir depuis ma fenêtre. A la beauté qui traverse ce lieu.
Puis, j’ai pensé aux fleuves de ma belle vallée, violés par les entrepreneurs qui veulent les concessions pour y construire des centrales électriques, sans se préoccuper des dommages pour la population et pour l’écosystème.
J’ai pensé aux montagnes, frappées par le tourisme de masse ou devenues lieu d’entraînements militaires.
J’ai pensé à ce magnifique endroit où je vis, qui est en passe d’être bradé à des hommes d’affaires sans scrupules, exactement comme d’autres vallées à chaque coin de la planète, où la beauté est détruite au nom du progrès.
Dans la lignée de toutes ces pensées, j’ai donc décidé de venir manifester à Hambourg. Pour moi, venir ici était un devoir avant d’être un droit.
J’ai trouvé cela juste de m’opposer à ces politiques scélérates qui sont en train de pousser le monde vers le gouffre.
J’ai trouvé cela juste de me battre pour que quelque chose soit au moins un peu plus humain, digne et équitable.
J’ai trouvé cela juste d’aller dans la rue pour répéter que la population n’est pas un troupeau et qu’elle doit être consultée dans les choix.
Le choix de venir à Hambourg a été celui d’une prise de parti. Le choix d’être du côté de ceux qui demandent des droits et contre ceux qui veulent leurs en enlever. Le choix d’être du côté de tous les oppressés du monde et contre les oppresseurs. Le choix de combattre les puissants, grands et petits, qui utilisent le monde comme si c’était leur jouet et qui ne se soucient pas du fait que c’est toujours la population qui en fait les frais.
J’ai fait mon choix et je n’ai pas peur s’il doit y avoir un prix à payer injustement.
Néanmoins il y a autre chose que je voudrais vous dire, que vous me croyiez ou non : je n’aime pas la violence. Mais j’ai des idéaux et pour ceux-ci j’ai décidé de me battre.
Je n’ai pas fini.
Dans une époque historique où partout dans le monde s’érigent de nouvelles frontières, se déroule du nouveau fil barbelé, se dressent de nouveaux murs des Alpes à la Méditerranée, je trouve cela merveilleux que des milliers de jeunes, de chaque coin de l’Europe, soient disposés à descendre ensemble dans les rues d’une seule et même ville pour leur propre futur. Contre chaque frontière. Avec comme seule intention commune, le fait de rendre le monde meilleur par rapport à comment nous l’avons trouvé.
Parce que madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineurs, parce que nous ne sommes pas le troupeau de ces vingt seigneurs. Nous sommes des femmes et des hommes qui voulons avoir le droit de disposer de notre propre vie.
Et pour cela nous combattons et nous combattrons.
Fabio, tribunal pénal de Altona à Hambourg, le 7 novembre 2017.
https://www.youtube.com/watch?v=9CO6M2HsoIA
Oh la flippe ! On y aura droit un jour ou l'autre. Ça me rappelle la fiction de Thierry Crouzet 'One Minute'
Après 1 an d'étude du sujet, je peux vous dire que cet article, c'est de la merde.
Là, j'ai pas tout mes docs sous la main pour être précis mais en gros :
- niveau champ magnétique : c'est similaire à l'ancien compteur
- niveau champ électrique : c'est similaire à l'ancien compteur
- niveau vie privé : il y a la RGPD/GDPR pour nous protégé
- niveau communication CPL : le signal est superposé au bruit. Donc ça puissance varie contrairement aux antennes relais GSM qui sont fixe et élevé
- un téléphone portable c'est largement plus mouchard d'un compteur
Merci :)
Petit rappel utile : entre 2010 et 2016 la France a viré plus de 3000 contrôleurs fiscaux. Mais nous sommes en pointe bien sûr dans la lutte contre les paradis fiscaux.
https://t.co/iHPPmh3TFR
via @jcfrog
Fascinant! Animation de notre été. Non seulement on voit bien les ouragans et la poussière qui s'échappe du Sahara, mais remarquez aussi les vastes feux en Californie
Génial les légos !
Un salarié de l'hypermarché Leclerc à Trélissac a été licencié fin 2016, accusé d'avoir volé et mangé une banane dans la réserve du magasin. Il a contesté son licenciement devant les prud'hommes. L'affaire était jugée ce lundi 30 octobre à Périgueux.
Je ne connaissais pas cette personne. Alors j’ai demandé, me suis renseigné, j’ai googlisé… un peu. En effet, quel… … grand détournement ! Il n’y a rien à en dir…
via @sebsauvage
Tension extrême entre E. Dupont-Moretti, le journaliste et les auditeurs! 3/11
- Je viens de lire (partielement) quelques réactions suite au verdict du procès #Merah
- Et notamment l'attitude que d'aucuns ont a l'égard des avocats de la défense.
- J'ai moi même eu l'occasion de défendre un homme accusé de faits de meurtre sur mineur précédés de viol.
- Une affaire qui avait causé beaucoup d'émotion dans ma région. Mon client faisait l'objet d'une haine indescriptible.
- Le client que je défendais avait perdu le statut d'être humain aux yeux des gens.
- Il était devenu le monstre qui a tué l'enfant, condamné d'avance à la peine maximale.
- J'etais pour ma part l'avocat du monstre, une ordure sans coeur qui avait perdu toute humanité en me plaçant du côté de la defense.
- J'ai accepté ce rôle : comme tous les pénaliste j'ai défendu mon client jusqu'au bout, malgré les insultes voire les menaces.
- Parfois, comme EDM pour #Merah, défendre c'est plaider un acquittement contre la clameur populaire.
- Dans d'autres cas (comme le mien) c'est de ramener dans la communauté des hommes celui qui est mis au ban de la société.
- Comment imaginer qu'un avocat quel qu'il soit épouse les thèses des son client, terroriste ou meurtrier.
- Je ne suis pas un monstre. J'ai deux filles, et je crains a chaque minute qu'elles subissent des actes indicibles.
- Mais malgré cela j'ai défendu un criminel qui a tué un enfant après l'avour violé.
- Simplement car c'est l'honneur de notre société que tous les criminels soient défendus...
- Quels que soient les actes qui leurs sont reprochés, quels que soit le nombre de leurs victimes.
16.Alors quand je vois un avocat menacé, hué parce qu'il fait simplement son boulot de défendre, j'avoue que plusieurs sentiments se mêlent - De la colère, de la pitié, du dégoût...
- Je voudrai simplement dire à ces personnes qui nous donnent de belles leçons de moralité sur la façon de faire notre travail...
- Que défendre un innocent ou un coupable, c'est avant tout défendre un homme ou une femme, quel que soit le crime reproché.
- Et qu'un jour nous serons peut être amenés a les défendre, ces donneurs de leçons.
- Et malgré leur discours, nous les défendrons jusqu'au bout.
- C'est notre travail, notre honneur, et notre serment.