Elle est descendue du ring les bras en l’air. Et s’apprête à y remonter en rêvant du même succès. En juillet dernier, la radio Nova a terminé la saison 2025-2026 à un niveau historique avec pas moins de 2,1 millions d’auditeurs au rendez-vous, soit 1,2 million de plus qu’un an auparavant.
Une progression d’une ampleur jamais vue depuis la création de la mesure actuelle des audiences de la radio, en 2002. En deux ans à peine, la station musicale privée est même parvenue à multiplier son audience par six. De quoi sidérer un marché en déclin depuis plusieurs années.
Inutile de dire que Nova entend poursuivre sur cette très bonne dynamique à partir du lundi 31 août, date de sa rentrée. Pour ce faire, point de révolution ni de grand soir à l’horizon. « On sera dans la continuité de ce qu’on propose déjà, mais avec quelques nouveautés pour continuer d’être excitant et singulier », résume Frédéric Antelme, son directeur.
« Vous venez pour la musique, restez pour les idées, et vice versa »
À l’orée d’une saison marquée par la présidentielle, la station entend ainsi continuer, malgré les polémiques, d’être « à la pointe de la bataille culturelle » théorisée par son propriétaire, le banquier d’affaires Matthieu Pigasse, qui vient d’afficher ses « convergences » avec LFI aux universités d’été des Insoumis. « On veut être une radio musicale qui a quelque chose à dire. Notre principe en cette rentrée c’est : Vous venez pour la musique, restez pour les idées, et vice versa », décrit Frédéric Antelme.
Tête de gondole du succès actuel, Guillaume Meurice et sa bande de « La dernière » rempileront pour une troisième saison. Toujours entourée de Juliette Arnaud, d’Aymeric Lompret - qui reprendra également à partir du mois d’octobre sa « Matinale de la nuit » le mardi à 22 heures - et de Pierre-Emmanuel Barré, l’ex-figure de France Inter sera de nouveau en direct et en public chaque dimanche entre 18 heures à 20 heures à partir du 6 septembre.
Seul changement à prévoir : le lieu d’enregistrement de l’émission. Exit le théâtre de L’Européen (Paris XVIIe), place à L’Alhambra dans le Xe arrondissement. Une salle de près de 600 places, contre 350 précédemment. « On veut proposer à plus de gens de pouvoir venir. La saison dernière, ils avaient du mal à trouver des places car on vendait tout en trois minutes », justifie Frédéric Antelme. De quoi aussi faire entrer un peu plus d’argent dans les caisses du média, qui fait payer environ 20 euros le billet pour assister à l’émission.
Akim Omiri déménage aussi
Guillaume Meurice et sa bande ne seront d’ailleurs pas les seuls à pousser les murs en ce début de saison. Face au succès de « La riposte », son émission programmée le mercredi à 22 heures, l’humoriste Akim Omiri va lui aussi faire ses cartons. Direction le théâtre de la Gaîté Montparnasse. « On passe d’une centaine de places à 400, commente son patron, Frédéric Antelme. L’engouement est phénoménal. Toutes les places sont déjà vendues jusqu’à la fin de l’année », se félicite-t-il.
En cette rentrée à forts enjeux, Nova veut surtout renforcer sa matinale. « C’est l’un de nos principaux chantiers. On a un véritable potentiel pour aller chercher plus d’audience à cet horaire », explique Frédéric Antelme. Son équipe s’enrichira ainsi dès la rentrée de nouvelles voix. Si le tandem à la barre la saison dernière, Ségo Raffaitin et Azzeddine Ahmed-Chaouch, repart pour un tour, il sera rejoint par Raphäl Yem, une voix déjà bien connue des auditeurs de la radio.
« Nova le matin » accueillera aussi l’économiste Thomas Porcher, qui délivrera une chronique quotidienne. Sans oublier Rayene Aït-Tahar, un ancien visage de Konbini, qui incarnera un nouveau jeu proposant de déterminer si un auditeur est de gauche ou de droite. Avant de lui faire gagner des cadeaux de l’un ou l’autre bord politique.
Julie Conti arrive
Côté humour, la matinale fera toujours confiance à Thomas VDB et Noam Sinseau, mais aussi à une nouvelle venue : Julie Conti, qui a quitté France Inter en février dernier après un sketch dans lequel elle qualifiait son homologue Sophia Aram d’« islamophobe ».
Autre transfuge de la station publique, Emma Bojan animera pour sa part de 20 heures à 21 heures « OK NOVA ». Dans ce nouveau rendez-vous interactif, elle répondra aux requêtes musicales érudites ou décalées de ses auditeurs. Venue elle aussi d’Inter, Charline Roux reprendra quant à elle à partir de 21 heures les commandes de « Nova le soir », une émission recevant un invité culturel par soir.
Tous les jours à 18 heures, l’actu politique
Outre sa place dans la matinale, Azzeddine Ahmed-Chaouch pilotera la couverture de la présidentielle de la station via une offre de contenus baptisée « 2027 raisons de voter ». « L’abstention est l’un des grands enjeux de cette présidentielle. On veut donner aux gens l’envie de se bouger », justifie Frédéric Antelme.
Au menu de ce dispositif linéaire comme numérique : des interviews au long cours (« Personnage principal »), mais aussi des reportages vidéo et un journal quotidien diffusé à 18 heures revenant sur l’actualité politique du jour. « On a un rôle à jouer important dans cette campagne. On veut en proposer une lecture un peu différente des autres médias », prévient le directeur de Nova.
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