"J’en veux aux soirées-débats. Elles fabriquent, certes, du temps de cerveau disponible pour la révolution, mais la seule utilité, pour l’instant, de gugusses comme Franck Lepage, Frédéric Lordon, Bernard Friot ou Étienne Chouard, c’est qu’il y a des centaines de milliers de jeunes qui sont en train de s’instruire sur la manière dont fonctionne le capitalisme, sur l'illégitimité de la dette, etc. Mais ça ne fait pas mouvement ! Il n’y a pas d’organisation derrière, ça ne change rien. Cela va sûrement servir quand ça va péter, et encore... Car quand ça va péter, mais c’est un autre débat, ça va péter dans les banlieues, chez les classes populaires, et, grâce à Charlie, les classes moyennes ne se solidariseront pas. Le Parti socialiste a réussi un tour de force : remplacer un problème de lutte des classes en un problème de lutte des races. On a des milliers de jeunes, y compris parmi ceux qui vont chercher des réponses chez quelqu'un comme Soral, qui « cherchent », qui tentent de comprendre un système qui n’est plus expliqué par les organisations de la « gauche » traditionnelle."